Joris Peusens decathlon

Un sport qui n’a pas froid aux yeux !

Joris Peusens. Le célèbre numéro 11. Multiple champion, tour à tour attaquant et défenseur, et fan à vie du hockey sur glace. Maintenant, pleinement heureux en tant que « capitaine » du rayon cycle de Decathlon Schelle.

Joris Peusens decathlon

Joris Peusens
– 38 ans
– né à Genk, habite à Anvers
– papa de Rens (bientôt 9 ans) et de Lars (bientôt 12 ans)
– a commencé le hockey sur glace à 4 ans
– a fait ses débuts à 15 ans dans la Division d’Honneur néerlandaise
– a rejoint les Chiefs de Louvain au cours de la saison 2003-2004
– a joué avec succès dans l’équipe nationale belge avec laquelle il a participé à 17 Championnats du monde consécutifs
– un capitaine né et un entraîneur enthousiaste
– sort encore chaque semaine ses patins et sa crosse pour jouer avec des copains
– depuis un peu moins d’un an, responsable du rayon cycle de Decathlon Schelle

 

« Cela a été un véritable coup de foudre et
c’est pour moi toujours une source de bonheur et de liberté. »

 

« Le plus important, c’est d’avoir du plaisir à jouer. Ce n’est qu’ainsi que l’on peut progresser. Même si l’on tombe mille et une fois, cela n’a aucune importance. Du moment que l’on se relève mille et une fois. »

 

Apprendre jeune…

« J’ai reçu ma première paire de patins pour mon quatrième anniversaire, de mon grand-père, le père de ma mère, qui était lui-même un as sur la glace. Un jour, il m’a emmené à la patinoire de Geel. Nous nous sommes ensuite rendus à la cafétéria. Une compétition de hockey sur glace a alors commencé. Waouh ! J’ai immédiatement dit que c’était cela que je voulais faire.

À cette époque, nous habitions au Limbourg, à 60 kilomètres de Geel… Je suis très reconnaissant à mes parents de m’avoir amené deux fois par semaine à l’entraînement et de m’avoir permis de jouer un match chaque week-end. Que ce soit en déplacement ou à la maison, on trouvait toujours mon père à sa place habituelle dans la tribune. Ma mère a assisté à huit Championnats du monde et elle m’a même suivi jusqu’en Australie et au Mexique.

Mon grand-père était mon plus grand fan. Dommage qu’il n’ait pas pu suivre l’évolution de ma carrière. Il disait toujours qu’il voulait mourir sur la glace. Malheureusement, son souhait a été exaucé de façon prématurée… Il est décédé au cours d’une petite compétition entre parents et grands-parents. Je n’avais alors que douze ans et j’étais l’arbitre. C’était violent. Personnellement, je ne crois pas au ciel, mais j’ai toujours espéré qu’il pouvait, d’une manière ou d’une autre, me voir briller sur le terrain. »

Les évènements se sont ensuite rapidement enchaînés.

« Après neuf ans à Geel, je suis passé à Geleen aux Pays-Bas. Après un tournoi, le coach est venu parler à mes parents. À partir de ce moment-là, j’allais cinq fois par semaine à l’entraînement. À quinze ans, j’ai débuté en Division d’Honneur néerlandaise et j’ai joué un peu partout en Europe. Heureusement que les études ne me posaient aucun problème, ce qui m’a permis de jouir du statut de sportif de haut niveau. J’ai aussi pu intégrer immédiatement l’équipe nationale belge senior. Seize championnats du monde consécutifs ont suivi. Quatre fois l’Afrique du Sud, l’Islande…

Le Championnat du monde de 2003 en Bulgarie constitue mon plus beau souvenir : notre équipe a remporté son groupe en Division II et a été promue en Division I. J’ai même remporté le titre de meilleur buteur (Top Goal Scorer). Un cadeau pour mes parents. Après dix ans, j’ai quitté les Smoke Eaters de Geleen pour rejoindre les Chiefs de Louvain. Neuf ans plus tard, j’ai fait un double lumbago… »

Je reviendrai !

« J’ai arrêté le hockey il y a un an et demi. Ce fut une période très difficile pour moi, aussi sur le plan privé. Je voulais recommencer, parce que j’étais toujours habité par le hockey sur glace. Cette motivation, cet esprit de compétition. Aujourd’hui, lorsque je me retrouve le lundi soir sur la glace avec des copains, je ressens encore cette adrénaline. »

Oui, c’est contagieux

« On dit que c’est le sport le plus cool (froid en anglais, ndlr) du monde. C’est tout à fait vrai. Cela a été un coup de foudre et me procure toujours une sensation de bonheur complet et de liberté. Dans l’intervalle, une nouvelle génération est arrivée sur la glace. Mon cadet joue avec beaucoup d’enthousiasme chez les Phantoms de Deurne. J’aime partager ma passion avec les jeunes. J’entraîne l’équipe nationale de jeunes et les U20 (joueurs de moins de 20 ans) à Louvain. Ce qu’il y a de plus agréable au coaching, c’est de voir progresser les jeunes, les voir évoluer et conjuguer leurs efforts vers un même but. Un bon esprit d’équipe n’a pas de prix. J’en ai fait l’expérience en tant que capitaine. Un honneur qui m’a été fait dans toutes les équipes où j’ai joué. »

Le sport le plus réglementé du monde

« Le plus important, c’est d’avoir du plaisir à jouer. Ce n’est qu’ainsi que l’on peut progresser. Même si l’on tombe mille et une fois, cela n’a aucune importance. Du moment que l’on se relève aussi mille et une fois. Il faut faire preuve de persévérance et ne pas avoir peur.
Le hockey sur glace est plus spectaculaire vu du public que sur le terrain. De robustes joueurs bourrés d’adrénaline et équipés jusqu’aux dents qui évoluent à 40 – 50 kilomètres par heure, le palet peut même glisser à 200 km/h… Mais si c’est le sport d’équipe le plus rapide du monde, c’est aussi le plus réglementé. S’il peut parfois être question chez les hommes de force brute, chez les dames, tout contact physique est interdit. Le fair-play est de mise au sein des deux équipes. Les gens pensent parfois que cela ressemble au hockey sur gazon, alors que c’est complètement différent. Et il n’y a pas non plus de comparaison possible avec le rugby. »

De la patinoire à Decathlon, en passant par la salle de gym

« Je suis en fait professeur d’éducation physique, mais j’avais besoin d’un nouveau défi à relever. J’ai suivi pendant un an une formation de gestion sportive, après quoi j’ai commencé à travailler chez Decathlon. En plein dans le mille. Je défends entièrement les normes, les valeurs et la vision de l’entreprise. Le sport est l’une des plus belles choses qui existent. Je considère comme ma mission personnelle d’amener le plus de gens possible à bouger. Ajoutez-y l’ambiance de travail agréable et les nombreuses possibilités de développement personnel et vous avez vraiment un employeur de rêve. Je fais régulièrement du vélo et je suis donc très satisfait de ma place au rayon cycle. Il va de soi que des clients me demandent aussi souvent des conseils spécifiquement liés au patinage. Decathlon prévoit de lancer sa propre marque pour le hockey sur glace. Nous avons déjà des crosses et des casques. Un premier magasin va ouvrir en 2018 au Canada – le pays du hockey sur glace par excellence – et le reste de l’offre suivra donc rapidement. »

 

Envie d’essayer vous-même ?

Lire à propos du hockey sur glace est déjà bien, mais en faire réellement l’expérience est encore plus amusant. Dans notre pays, plusieurs patinoires proposent du Fun Icehockey. Il s’agit d’une activité sportive originale qui se pratique en famille, avec des amis ou avec des collègues. Tous les équipements nécessaires pour faire du hockey sur glace y sont fournis : des patins, palets, crosses et même l’accompagnateur de jeu. Amusement garanti, même si vous n’avez aucune expérience en patinage !

Malines : www.iscm.be
Heist-op-den-Berg : www.ijsbaanheist.be
Louvain : www.ijsbaanleuven.be
Gand : www.kristallijn.be